SESSION
PLENIERE.
Résumé
:
Il n'y
a aucun doute sur le fait
que la phytosociologie se
soit imposée durant
le premier siècle
de son histoire comme une
vraie synécologie
végétale,
tant au niveau de l'association
végétale qu'à
celui d'unité de
paysage végétal.
Ainsi, la phytosociologie
exprime la grande capacité
d'intégrer, à
travers les indicateurs
biologiques, des niveaux
écologiques différents
et conséquents.
La session veut confronter
la thématique de
l'évidence écologique
entre taxa et syntaxa, séries
et géoseries, exprimés
en rapport aux conceptions
de l'écologie quantitative
avec des exemples qui concernent
les points-chauds de la
biodiversité de la
Méditerranée.
Les formations végétales
définies grâce
à la phytosociologie
doivent être caractérisées
sur le plan de leur signification
réelle à travers
la pondération des
conditions des facteurs
écologiques qui en
déterminent les limites
de distribution et donc
la représentativité.
Au début de ce nouveau
millénaire, dans
des conditions culturelles
et socio-économiques
complètement différentes
de celles où est
née la phytosociologie,
il est nécessaire
de passer de la simple description
des formations végétales
à une caractérisation
écologique pondérée,
car les sciences écologiques
doivent opérer dans
les différents compartiments
liés au développement
durable d'un territoire
et de ses ressources. Ceci
a été constaté
pour la première
fois lors de l'application
des différentes phases
de la Directive Européenne
sur les Habitats, où
non seulement on demande
à la phytosociologie
de distinguer les écosystèmes
qui permettent de repérer
les habitats et donc les
Zones d'Intérêt
Spécial de Conservation,
mais aussi de participer
à la définition
des Plans de Gestion, en
collaboration avec les experts
qui traditionnellement gèrent
les milieux naturels et
semi-naturels.
Dans ce contexte, il est
nécessaire de fournir
des réponses appliquées,
caractérisant les
processus écologiques
surtout en termes quantitatifs.
Après avoir acquis
ce corpus de connaissances,
qui sont absolument indispensables
pour l'évolution
de notre discipline, par
exemple les données
de type syntaxonomique et
concernant les successions,
l'application réelle
de notre science doit aussi
intégrer maintenant
la représentation
quantitative des processus.
Par exemple, la dynamique
de la végétation,
déjà extrêmement
importante au niveau de
la connaissance des processus
écologiques nécessaires
à la gestion des
lieux, acquiert une valeur
encore plus grande dans
le domaine de la gestion,
en incluant le facteur temps,
pour servir de base à
un modèle de prospective
écologique. La session
veut donc aborder, avec
des exemples très
différents, la nécessité
absolue d'interpréter
en terme quantitatif les
phénomènes
que l'on a exprimé
dans le passé, principalement
en terme qualitatif.
Mots
clefs : phytosociologie,
synécologie végétale,
écologie quantitative,
syntaxonomie.